EXCLU Juliette Bonte vous raconte... "Ma vie d'auteur en 7 points" par Juliette Bonte
Ecrire un roman… Mais comment se passe la vie d’un auteur pendant l’écriture de son roman ? « Par un beau matin d’hiver… » Effacer ! « Un jour, alors que je … » Effacer ! Juliette Bonte, auteur de « Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi » et « Because of You », vous propose sa vision particulière et bourrée d’humour de la vie d'auteur pendant l'écriture. De quoi vous donner, nous en sommes sûrs, envie de soumettre votre manuscrit et de vivre vous aussi votre vie d’auteur !   Écrire, les faits sérieux et avérés.   1) Écrire, c'est devenir ami avec ton ophtalmo. À force de lire des mots sur une page blanche, tu ne vois plus rien. Toi, ça t'embête. C'est quand même dérangeant de confondre un chou-fleur avec un artichaut au rayon légumes du supermarché. Ton ophtalmo, lui, est content. Il prend tout à la rigolade. Je pense sincèrement qu'il existe un Syndicat des Ophtalmos Sadiques - notons l'acronyme SOS, qui veut tout dire. 2) Écrire, c'est faire dix fois plus de fautes. Dans toute ta naïveté, tu crois que la grammaire et l'orthographe n'auront plus de secrets pour toi. Lolilol. Quand tu es pris dans la rédaction, tout te passe par-dessus la tête. Tu tapes sur le clavier comme si ta vie en dépendait. Et, le lendemain, quand tu as repris tes esprits, tu découvres l'horreur. Le champ de mines. Les abominations. Tu te demandes encore pourquoi tu as conjugué un adjectif.  3) Écrire, c'est être bipolaire. Tu passes du rire aux pleurs en un claquement de doigts. Pour toi, c'est normal, tu es dans le délire. Ton personnage s'amuse, alors tu t'amuses. Ton personnage doute, alors tu doutes. Vu de l'extérieur, tu ressembles juste à un extraterrestre dopé à une drogue forte, interdite sur le marché des êtres humains. 4) Écrire, c'est prendre du poids. Tu as pris l'habitude de déposer le contenu de tes placards à côté de l'ordi. L'excuse est bonne : tu dois rester concentrée, alors le paquet de gâteaux doit être à portée de mains pour t'éviter de bouger. CQFD. Cela dit, c'est un mal pour un bien : les courbes sont belles. On aime les courbes. Prônons la courbitude ! 5) Écrire, c'est mettre un terme à tes nuits. De toute façon, dormir, c'est dépassé. On ne fait plus ça en 2017. 6) Écrire, c'est révéler les parcelles sombres de ta personnalité. Quand tu écris et qu'on t'interrompt, pour une raison ou une autre, tu le ressens comme un affront. C'est comme si on te coupait la parole. Les auteurs polis lèveront les yeux au ciel, ou diront gentiment qu'ils sont occupés. Perso, je revêts ma peau de lion, je rugis, j'appelle mes potes, je déclenche une guerre, je jette l'ordinateur par la fenêtre, et je m'excuse pour avoir un tantinet exagéré. 7) Écrire, c'est rédiger des posts interminables sur Facebook. Parce que tu aimes bien partager avec les gens. Et puis, c'est cool, parce qu'ils sont abonnés, alors ils sont forcés de tomber sur ce que tu dis, même s'ils ne l'ont pas demandé. « Je m'arrête à 7 points. J'en ai d'autres, mais j'ai peur que vous vous enfuyiez.»
1 août 2017 Lire l'article

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